15 au 26 février 2027
80 h / 11 jours
Ile-de-France (lieu à venir)
Inscriptions ouvertes
Date limite de réception des dossiers le 10/01
Chantier ouvert à 14 artistes interprètes professionnel.le.s : comédien.ne.s, chanteur.euses souhaitant explorer le théâtre et la voix
La voix, l’écrit et l’improvisation
Depuis plusieurs années, Gerard Watkins travaille aussi comme artiste pédagogue sur les liens entre l’écriture et le jeu. C’est un processus qui se renouvelle, pour ne rien figer, pour rester aussi vivant qu’une création doit l’être. Jeanne-Sarah Deledicq travaille sur le chant et la voix parlée et collabore, entre autres, avec Gerard Watkins sur plusieurs de ses créations.
Nous partagerons avec vous nos interrogations et nos recherches : celui d’un acteur, dramaturge et metteur en scène, et celui d’une chanteuse, coach vocal, qui confronteront leurs univers et le sens qu’ils donnent aux mots qui décrivent l’acte artistique de jouer.
Pour ce chantier il y aura des allers-retours entre l’improvisation et l’écriture, qu’elle soit interprétée, (écriture existante), ou en cours, (écriture de plateau). Nous nous concentrerons tout particulièrement sur une part de plus en plus prédominante dans ce travail : la voix, sa musique, son chant.
Ensemble, pour ce chantier, nous interrogerons les possibilités et les ouvertures qu’apportent un travail purement musical. Nous chercherons à identifier d’avantage le langage qui peut accompagner cette recherche, pour faciliter, et désinhiber, ces notions chez l’acteur.rice-créateur.rice.
Un.e acteur.rice n’a pas assez d’une vie pour explorer son identité vocale. Nous avons l’impression que l’on peut échanger plus directement, et surtout, plus intuitivement, avec de la direction musicale qu’avec des explications de textes, même si celles-ci sont essentielles, et que la recherche dramaturgique est tout aussi importante que la recherche musicale.
Une première semaine sera dédiée à un travail sur deux textes existants de Gerard Watkins : Identité (dialogues) et Voix (monologue). La deuxième semaine sera consacrée à l’art de l’improvisation, où nous explorerons comment la musique est un atout essentiel dans cette recherche de plateau.
Au final, ce qui se produit au plateau en termes de musique est le lien le plus intime de ce qui s’échange entre l’écrit et le public. Ce chantier sera l’occasion de vous inviter à confronter ces deux axes de travail : le théâtre et l’identification des éléments nécessaires au vivant. C’est cela que nous chercherons ensemble.
Gerard Watkins et Jeanne-Sarah Deledicq
Par quels moyens l’interprète donne-t-il/elle à entendre la genèse de sa musique, sa voix, la partition d’une pensée qui ouvre l’espace de l’imaginaire ? L’espace du souffle est ce va-et-vient par lequel le dehors et le dedans communiquent et s’imprègnent mutuellement, spontanément. L’inspire crée une ouverture, un espace dans le corps, un étonnement au monde ; en réponse, l’expire traverse nos cordes vocales, nos résonateurs, pour donner naissance au son, au chant. Dès lors, c’est par l’expérience de ce chant, de la musique de sa voix, que l’interprète donne à entendre la pensée.
Jeanne-Sarah Deledicq
L’art du vivant nécessite des axes de travail qui co-existent, comme des ingrédients. Il en va de même pour l’art de l’interprétation et l’art de l’écriture. Ils ont bien des ingrédients en commun. Les nommer leur donne poétique et précision. Je me sers de mots comme grain, drive, temporalité, triangulaire, artisterie, dibbouk, musique chant rythmique. Ils seront bien sûr au programme, mais cette fois, nous explorerons tout particulièrement le chant, la musique, et la rythmique, par le timbre, la résonance, la tonalité, le spectre, le souffle, pour définir plus précisément l’identité vocale. Nommer non pas pour définir, mais échanger, partager, et comprendre plus intuitivement là où cela vibre.
Gerard Watkins


