backhome chantiers nomades
Accueil - Chantiers - L’opéra, un art du paradoxe
Opéra
Inscription

L’opéra, un art du paradoxe

7 au 18 février 2022 - 10 jours / 70 h

Opéra national de Lorraine à Nancy

Chantier ouvert à 15 chanteur•euse•s lyriques, metteur•euse•s en scène d’opéra

Jean-Yves Ruf
Metteur en scène, comédien, pédagogue

L'opéra, un art du paradoxe
© Rodolphe Gonzalez

Après une formation littéraire et musicale, il intègre l’Ecole nationale supérieure du TNS (1993-1996) puis l’Unité nomade de formation à la mise en scène (2000), lui permettant notamment de travailler avec Krystian Lupa à Cracovie et avec Claude Régy.
Son travail de metteur en scène prend des formes très différentes : textes classiques, écritures contemporaines, opéras (dernièrement La Finta Pazza de Francesco Sacrati à l’Opéra de Dijon), dramaturgies plurielles : Chaux Vive, Silures, Jachère. En 2018, il met en scène un diptyque formé de deux pièces en un acte, l’une de Joseph Conrad, l’autre d’Eugène O’Neill, Maillon-Wacken. En 2019, il monte La vie est un songe de Pedro Calderón de la Barça au Théâtre du Peuple à Bussang et avec Lilo Baur En se couchant il a raté son lit d’après les textes de Daniils Harms au TGP à Saint Denis. En 2020, il écrit et met en scène Il va où le blanc de la neige quand elle fond, créé au Petit Théâtre de Lausanne et adapte, avec Jean-Christophe Cochard J’ai saigné d’après Blaise Cendrars créé à l’Espace des Arts de Chalon-sur-Saône.
Parmi les rôles qu’il interprète au théâtre, citons Benedict (Beaucoup de bruit pour rien, Shakespeare), Lopakhine (La Cerisaie, Tchekhov, Théâtre du Peuple/Bussang), ou encore Traps (La Panne, Dürrenmatt, Théâtre de Carouge. En 2017, il joue également dans Le zoophile, un solo d’Antoine Jaccoud mis en scène par Emilie Charriot au théâtre de Vidy et dans Tarkovski, le corps du poète mis en scène par Simon Delétang et créé au TNS.

L’opéra, un art du paradoxe

Travailler sur un opéra, c’est travailler en même temps sur un texte (le livret) et une musique (la partition). Ou plus exactement sur le rapport qui se tend sans cesse entre les deux. Qu’on s’emploie à la mise en scène ou à l’interprétation, nombre de questions méritent d’être partagées.
Quelle est la nature de ce rapport, comment l’investir ?
Un chanteur un jour me dit : je suis acteur avant d’être chanteur. Un autre : je suis un chanteur, pas un acteur. Que veulent-ils exprimer ? Qu’est-ce que cela révèle de la perception qu’ils ont de leur art ?
Ce chantier s’adresse à des artistes professionnel.le.s, autant à des chanteurs et chanteuses désirant questionner ensemble la question du jeu, des rapports entre corps, pensée, souffle, voix et structures musicales, qu’à des metteuses et metteurs en scène qui veulent explorer les questions que pose le travail de plateau avec des chanteurs.
Nous allons durant deux semaines réunir des chanteurs, des chanteuses, des metteurs et des metteuses en scène qui vont travailler ensemble sur des scènes d’opéra, autant des airs que des récitatifs. On formera des groupes de travail, comme des petits collectifs de recherche. Chaque séance de répétition sera observée par un autre groupe et sera décrypté collectivement.
Je suis sûr qu’on traverse notre art avec plus d’intensité et d’endurance si l’on se pose de grandes questions, plutôt que de bricoler de petites solutions. Ce sera l’enjeu de ce temps passé ensemble : partager nos questionnements, explorer des processus de travail, affiner notre regard et nos oreilles.

Jean-Yves Ruf

Partager cet article

Ce stage est co-organisé avec l’Opéra Opéra national de Lorraine

© Les Chantiers Nomades 2021 - Charte Studio Desperado - Webdesign : chrisgaillard.com - Site mis à jour jeudi 6 mai 2021