backhome chantiers nomades

Contact

Chantiers Nomades
4, avenue Charles de Gaulle
38800 Le Pont de Claix
Tél : 04 76 25 21 95
com chantiersnomades.com

Newsletter


Blog

Les derniers articles du blog

Accueil - Chantiers 2018 - Le geste du metteur en scène
Théâtre - Mise en scène
Inscription

Le geste du metteur en scène

5 au 17 novembre 2018 - 2 semaines / 84 heures / 2 x 6 jours

Strasbourg / Région Grand-Est

Chantier ouvert à 12 artistes interprètes, metteur.es en scène professionnel-les

Le geste du metteur en scène
Chantiers Nomades Jean-Yves Ruf TNS stage AFDAS metteur en scène, formation comédien

Jean-Yves Ruf
Metteur en scène, comédien, pédagogue

Après une formation littéraire et musicale, Jean-Yves Ruf intègre l’Ecole nationale supérieure du TNS (1993-1996) puis l’Unité nomade de formation à la mise en scène (2000), lui permettant notamment de travailler avec Krystian Lupa à Cracovie et avec Claude Régy.
Son travail de metteur en scène prend des formes très différentes : textes classiques, écritures contemporaines, opéras, dramaturgies plurielles : Chaux Vive, Silures, et dernièrement Jachère créé en janvier 2016 au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis.
Il a récemment mis en scène un diptyque formé de deux pièces en un acte, l’une de Joseph Conrad, l’autre d’Eugène O’Neill, qui au Maillon-Wacken à Strasbourg en janvier 2018.
En 2017, il joue dans Le zoophile, un solo d’Antoine Jaccoud mis en scène par Emilie Charriot au théâtre de Vidy et dans Tarkovski, le corps du poète mis en scène par Simon Delétang et créé au TNS.
De janvier 2007 à décembre 2010, il a dirigé la Manufacture – Haute école de théâtre de Suisse romande. Depuis il continue de transmettre dans différentes écoles en France, en Suisse, en Norvège.

LE GESTE DU METTEUR EN SCÈNE

Le geste d’un metteur en scène - ou d’un acteur de collectif qui participe à une mise en scène - la manière d’exprimer une intuition, de la partager, d’insuffler un rythme, une énergie, est sans doute ce qui constitue le centre de cet art. Mais quand on tente de le décrire, de le définir, on sent bien qu’on ne parle pas de l’essentiel. Qu’il ne s’agit pas d’une collection de techniques à appliquer, de solutions à apporter, mais que cela engage le corps, la pensée, les dits et les non-dits.
Est-ce transmissible ? Je ne sais pas. Je sais seulement que tenter de le partager, de le mettre en question et de le préciser sous le regard des autres, nous permet de l’interroger, de l’approfondir, de le déplacer parfois. C’est l’utopie qui m’a guidé lors des deux derniers chantiers consacrés à la direction d’acteur. Tenter d’accompagner chacun dans son propre geste, même embryonnaire, tenter d’approfondir ensemble ce qui fait sa spécificité, sa qualité propre. C’est rare et précieux, entre metteur-e-s en scène, comédiennes et comédiens, sans devoir produire un objet fini, de se donner ensemble le temps d’observer la richesse d’une séance de travail, d’échanger sur les questions que cela nous pose, de partager nos processus de recherche.
S’agit-il de diriger ? Ou de suggérer, d’accompagner ? Ça se prépare une répétition ? Et comment ? Et d’ailleurs le mot "répétition" est-il juste ? On traversera nombre de questions essentielles, de paradoxes féconds. Les rapports entre le corps du texte et le corps de l’acteur, entre le corps et la voix, le souffle et la pensée, l’écoute et l’espace. On n’épuisera aucune des questions, une vie n’y suffit pas. Mais il me semble que créer un espace où l’on puisse les éprouver et se les approfondir ensemble est déjà un pas immense.

Jean-Yves Ruf

© Les Chantiers Nomades 2013 - Images "machines" et charte graphique ©Studio Desperado - Site mis à jour lundi 10 décembre 2018