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Accueil - Chantiers 2016 - J’écoutais un bruit presque oublié - l’utilisation du son dans l’écriture d’un spectacle
Théâtre - son
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J’écoutais un bruit presque oublié - l’utilisation du son dans l’écriture d’un spectacle

7 au 19 novembre 2016 - 2 semaines / 84 h / 2 x 6 jours

Théâtre le Colombier / Cordes sur Ciel / Région MIdi-Pyrénées

Chantier ouvert à 12 artistes interprètes, metteur-res en scène, auteur-es, musicien-nes, scénographes, régisseur-sseuses professionnel-les

J'écoutais un bruit presque oublié - l'utilisation du son dans l'écriture d'un spectacle
Thierry Besche

Thierry Besche
Directeur de l’association « J’écoute sans répit ». Co-fondateur et directeur du GMEA – Centre National de Création Musicale d’Albi-Tarn de 1981 à 2015.

De formation musicale classique, il plonge dans l’électroacoustique et la création sonore en 1977. Son parcours se confond avec celui du GMEA dont il est le co-fondateur et directeur de 1981 à 2015. Il poursuit aujourd’hui au sein de l’association « J’écoute sans répit » son implication sur les écritures du son au plateau et son engagement dans la création sonore et musicale. Il s’attache à participer à une critique constructive de l’utilisation du son au théâtre (édité dans la revue Friction).
Des membres de l’équipe du GMEA participeront aussi à l’animation de ce chantier :
Benjamin Maumus, ingénieur du son, régisseur, création et réalisation sonore.
Julien Rabin, chargé de la recherche et des chantiers d’expérimentation.

« J’écoutais en moi un bruit presque oublié, comme si mon cœur, arrêté depuis longtemps, se remettait doucement à battre. Et maintenant, éveillé, je reconnaissais un à un les bruits imperceptibles dont était fait le silence. » L’été - Albert Camus

Aujourd’hui, dans le spectacle vivant, il n’est plus envisageable de considérer le son comme un simple collage, une illustration ou un accompagnement. Comme le grain de la voix, perçu avant le sens, le son est un être à lui seul, il permet une écriture à part entière qui nécessite pour s’y adonner, un apprentissage de l’écoute. Il reste dès lors un son à fabriquer, à articuler dans sa relation avec tous les éléments du théâtre en train de s’inventer, dans une « interdépendance sensible » comme l’écrit Claude Régy (L’ordre des morts).
Ce chantier propose une sensibilisation à l’art d’écouter, à l’art d’écrire le son au plateau. Il s’adresse à tous : metteur en scène, comédien, régisseur et créateur sonore, scénographe. Il sera aussi l’occasion de découvrir les environnements numériques d’écritures qui, alliés aux nouvelles interfaces et aux possibilités d’interactivité, autorisent pour le régisseur le retour du geste sensible, connecté au présent du plateau. Le régisseur n’est plus en situation d’exécutant mais en situation réelle d’interprète, en capacité alors de faire corps avec le jeu des interprètes.
Pour accompagner et stimuler la réflexion de metteurs en scène et compagnies qui cherchent à prendre à bras le corps la question de l’écriture du son et à l’envisager comme un réel paramètre de la mise en scène, ce chantier s’appuiera sur le partage critique de l’utilisation du son dans différents spectacles. Nous organiserons la rencontre avec des praticiens aguerris et nous nous attacherons à concrètement réaliser un travail d’écriture du son au plateau.
S’il est à voir, le monde est aussi à entendre.

Thierry Besche

Chantier organisé en partenariat avec le GMEA

© Les Chantiers Nomades 2013 - Images "machines" et charte graphique ©Studio Desperado - Site mis à jour jeudi 13 juillet 2017